Ventilation Non Invasive (V.N.I)
La respiration : les échanges gazeux
Le principe & l’utilisation
L’objectif de la VNI (ventilation non invasive) à domicile est de diminuer le travail des muscles respiratoires et d’améliorer les échanges gazeux en corrigeant :
- l’hypoxémie (c’est-à-dire la diminution du taux d’oxygène dans
le sang), - voire l’acidose (lorsque l’organisme ne parvient pas à éliminer le dioxyde de carbone ou CO2 dans la respiration) qui conduit à une hypercapnie (augmentation anormale de la quantité de dioxyde de carbone ou CO2 dans le sang) par l’augmentation de la ventilation alvéolaire (débit d’air inspiré qui pénètre jusque dans les alvéoles) et par l’amélioration des échanges gazeux.
Les indications de la ventilation non invasive sont multiples et il est impossible de citer la totalité des pathologies responsables d’une hypoventilation alvéolaire (diminution des échanges gazeux dans les
alvéoles pulmonaires, responsable d’une hypoxémie et d’une hypercapnie).
L’indication de la mise en route d’une VNI (ventilation non invasive) à domicile est faite chez les patients atteints d’insuffisance respiratoire chronique avec hypoventilation alvéolaire (caractérisée par une hypercapnie).
Dans le cas particulier de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), la ventilation mécanique est indiquée en situation d’échec de l’oxygénothérapie de longue durée, en présence des éléments suivants : signes cliniques d’hypoventilation, PaCO2 (Pression partielle artérielle du dioxyde de carbone) > 55 mmHg et hospitalisations fréquentes pour exacerbations.